Émission Deo et Débats

Tugdual Derville était l’invité de Philippine de Saint-Pierre sur KTO dans l’émission d’actualité Deo et Débats, le 16 juin 2017, aux côtés de Jean-Marie Andrès (président des AFC), Erwan le Morhedec (blog Koztoujours), Paul Piccaretta (directeur de la revue Limite) et Guillaume de Prémare (Délégué général d’Ichtus).

 

Voici ses principales interventions :

« Nous assistons à une forme de liquéfaction de la politique. Nous sommes aujourd’hui dans une immense incertitude. »

« Un « signal faible » me préoccupe : il s’agit du parti « animaliste » qui obtient un financement public. C’est symptomatique de cette perte de repères sur « qui est l’homme ? » [et sur les] fondamentaux anthropologiques. »

« Si la question « qui est l’homme ? » n’est pas résolue, la politique est vaine. »

« Aujourd’hui, la politique doit se faire par des transformations sociales « à hauteur d’homme ». Plus la superstructure est gazéifiée, plus est validé ce type d’engagement politique, qu’il soit partisan ou non. »

« Pendant la campagne, une énergie importante a été perdue à chercher un « sauveur » qui règlerait tous les problèmes, alors que c’est à chacun d’agir au service de la justice. »

« Notre inquiétude, c’est qu’on poursuive dans la logique des 36 lois de « casse sociétale » du précédent quinquennat. Une 37e mesure nous menace : la PMA ouverte pour les femmes. Elle nous ferait franchir la ligne rouge de l’altérité sexuelle dans la filiation… A partir de là, beaucoup d’autres dérives peuvent arriver. »

« En 2013, la PMA n’est pas passée, car les parlementaires ont mesuré notre mobilisation de rue. Dans l’avenir, il n’y aura peut-être pas vraiment de débat à l’Assemblée, par conséquent il faudra des mobilisations dans la rue, des mobilisations citoyennes de différentes formes.

« C’est l’honneur d’un groupe, parfois d’une personne seule, de dire « non », même contre un prétendu consensus. Je pense au prophète Daniel, dans l’affaire de Suzanne et des vieillards : il s’est dressé face à des juges libidineux, en osant dire « je suis innocent du sang de cette femme ». Et il l’a sauvée. »

« Les lois ont une considérable influence sur les mœurs : beaucoup de gens se soumettent devant la loi. Ils assimilent le faisable au bien : c’est une grave erreur. À un moment donné, la volonté politique est essentielle pour voter des lois qui protègent les plus fragiles. »

« Nous n’avons aucune raison de désespérer : il est plus que jamais nécessaire, au contraire, de s’engager ; marquée par beaucoup de souffrances et de solitude, la société a besoin de nous ! »

Émission Deo et Débats
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