« Il faut réaffirmer l’interdit de tuer »

France's Prime Minister Francois Fillon (C, on the rostrum) addresses senators at the Palais du Luxembourg housing the French Senate, on September 22, 2008 in Paris following a previous speech at the National Assembly to make the case for a continued military engagement in Afghanistan. French deputies voted this afternoon in favour of keeping French troops in Afghanistan after 10 soldiers died in a Taliban ambush last month, as a debate raged on whether they had died because they were badly equipped. France will beef up its mission with more helicopters, drones, intelligence-gathering equipment and about 100 extra troops. The Senate will vote later today.  AFP PHOTO JOEL SAGET

Ce mercredi 21 octobre, le projet de loi sur la fin de vie a été examiné et remanié en seconde lecture par la commission des affaires sociales du Sénat.
Analyse de Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, pour Famille Chrétienne. Propos recueillis par Ariane Lecointre-Cloix. 

Les modifications apportées au projet de loi sur la fin de vie vont-elles dans le bon sens ?

Le travail de la commission des affaires sociales du Sénat va dans le bon sens, dans la mesure où il tente d’éviter toute interprétation euthanasique de la loi fin de vie. Il précise notamment que la sédation ne doit être pratiquée que lorsque le pronostic vital est engagé à court terme (en principe, quelques heures ou quelques jours, d’après les débats parlementaires) et que les douleurs du patient sont réfractaires à tout autre traitement. Cela veut dire que l’on a « tout essayé », en matière de traitement de la douleur et de l’accompagnement en soins palliatifs, avant d’arriver à cette solution ultime et irréversible.

La commission écarte aussi le risque d’un suicide assisté par la sédation assortie d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation. Sur le plan de l’éthique médicale, il est essentiel qu’on évite tout automatisme dans ce qui deviendrait vite des protocoles délibérés de fin de vie… Préciser que l’hydratation, y compris artificielle, peut être continuée jusqu’au terme de la vie, en tant que soin de base utile pour confort du patient, va dans aussi dans le bon sens. (…)

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One thought on “« Il faut réaffirmer l’interdit de tuer »

  1. Labeyrie Gilles
    29 octobre 2015 at 11 h 54 min

    Je suis homme, je suis libre et personne n’a le droit de m’interdire de partir si la vie ne me convient plus et plus encore si les aléas de santé font de cette vie un enfer…ce ne sont pas les autres qui souffrent, c’est moi
    Toutes les arguties contre le droit à mourir ou le droit de demander de bénéficier de l’euthanasie ne sont que des reliquats de notre formation religieuse: je ne sais pas si Dieu existe et je m’en moque mais je ne me moque pas de devenir une souffrance perpétuelle

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