« Le temps de l’ Homme est celui du réel »

« Il faut vérifier que les efforts pour trouver, guérir ou compenser une inégalité ne se font pas au détriment de la vie, de l’intégrité ou de la dignité humaines. »

tugdual_-_20150926_120513_2Scientisme, eugénisme, matérialisme, individualisme, féminisme radical, idéologie du genre et transhumanisme : telles sont les idéologies qui coupent l’homme du réel. Tout le contraire de l’écologie humaine promue par Tugdual Derville dans son dernier livre.

Atlantico : L’un des mots qui reviennent le plus souvent dans votre livre, Le temps de l’homme, est celui de « réel ». Sur de nombreux sujets, vous affirmez que nous nous en serions éloignés, et qu’il est urgent d’y revenir. L’homme a-t-il, selon vous, perdu le sens des réalités, à commencer par la sienne ? Quels sont les principaux facteurs qui expliqueraient ce phénomène ?

Tugdual Derville : Pour partir d’un réel à la fois commun, intangible et universel, je propose de visiter notre expérience originelle : le temps de gestation de chacun de nos corps dans un corps maternel… Les interactions entre une femme enceinte et celui qu’elle porte et leurs conséquences, que l’on découvre toujours plus riches et complexes, plaident pour la préservation de cet écosystème original mère-enfant dont nous avons tous bénéficié, depuis la nuit des temps.

Rayer d’un trait de plume cette expérience première, en commençant par l’éclater entre plusieurs mères, au travers de la gestation pour autrui, avant de passer à l’utérus artificiel que de plus en plus de scientistes promeuvent, c’est un déni d’écologie humaine. C’est jouer avec le feu.

Toute vie humaine est encadrée par trois limites fécondes : un corps, sexué ; le temps, compté ; et la mort, universelle. Ceux que je nomme « déconstructeurs » veulent nous en affranchir, par l’artifice. Ils s’appuient sur les épreuves inhérentes à nos vie et sur nos frustrations pour faire miroiter la fin des limites. En s’attaquant aux murs porteurs de l’humanité (parité sexuelle dans le couple, famille durable) comme s’il étaient des constructions artificielles, ils fragilisent la société. D’une façon générale, c’est le propre de toute idéologie d’être déconnectée du réel. Devant le réel, la compulsion de toute-puissance n’est que l’actualisation de la grande tentation prométhéenne. Au lieu de consentir à son identité, l’homme rêve de se recréer, au risque de s’autodétruire. (…)

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Article paru sur Atlantico le 5 juin 2016.

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