« Chaque nouvelle loi conduit à effondrer les digues que la précédente avait prétendu édifier »

À trois jours de l’ouverture des États-généraux de la bioéthique, l’association Alliance VITA lance, lundi 15, la première session de l’Université de la vie. Tugdual Derville, son délégué général, en rappelle les enjeux.

Propos recueillis par Mickaël Fonton, le 14 janvier 2018, pour Valeurs Actuelles.

©Christian Mayaud

Quel est le principe de l’Université de la vie ?
Les participants, qui s’inscrivent par Internet sur le site de notre Université de la vie, se rendent dans l’une des 140 salles (120 villes de France et 20 villes à l’étranger) où cet évènement se déroule en visioconférence. Le cycle s’étend sur quatre lundis soirs. Chaque soirée dure environ deux heures. Y alternent de brèves interventions d’experts, des témoignages, des exemples vidéo et des mini-exercices. Il s’agit à la fois d’une initiation et d’une sensibilisation. Les 4 premières années du passage en visioconférence nationale de ces soirées, nous avons toujours eu plus de 6000 inscrits. Cette année, sans doute du fait de la prochaine révision des lois bioéthiques en France, l’engouement semble exceptionnel. Le fait de se retrouver dans des lieux déterminés donne une forte énergie à ceux qui ne veulent pas laisser passer le train bioéthique sans comprendre pour agir. Car nous incitons chacun, après s’être fait une idée, à s’impliquer selon son histoire et ses compétences.

Pourquoi avoir choisi cette année le thème du rapport au temps ?
Le titre que nous avons choisi est “Que faire du temps ? Défi bioéthique, défi d’écologie humaine”. D’abord, c’est un thème qui ne laisse personne indifférent. Nous sommes tous saisis par l’accélération des innovations techniques, par la prégnance de l’immédiateté, l’impression paradoxale que “plus tout va vite” , plus “nous courons après le temps” , sans réussir à être présents aux autres comme à nous-même, et aussi à prendre du recul… Ensuite, le temps est désormais maltraité, éclaté, fracturé par certaines innovations biomédicales. Aux États-Unis vient de naître un bébé après 24 années de congélation de son embryon, d’une femme qui n’avait qu’un an lors de sa conception !

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