IVG : le pouvoir expert en désinformation

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Pour instaurer son nouveau « délit d’entrave à l’IVG », le gouvernement a opté pour la procédure législative accélérée. Il n’y aura qu’un aller-retour entre les Chambres. Premier débat à l’Assemblée nationale le 1er décembre.

Emploi, sécurité, identité… alors que la situation du pays est difficile, pourquoi décréter qu’il y a urgence à étouffer les voix s’opposant à la banalisation de l’avortement ? La réponse est politico-idéologique. Avant de plier bagage, les libertaires au pouvoir font feu de tout bois, tablant sur des successeurs inhibés. Depuis ses débuts, le quinquennat masque ses problèmes par des lois de déconstruction sociétale, habituels marqueurs de gauche.

Un prétendu « droit fondamental à l’IVG »

Posant l’avortement en socle sacré des valeurs de la République, les socialistes ont multiplié les réformes sur ce sujet. Un prétendu « droit fondamental à l’IVG » a été solennellement voté, avec les voix d’une bonne partie de l’opposition. Depuis 2012, ont été supprimés le critère de détresse et le délai de réflexion pour recourir à l’IVG. La prescription de l’« IVG médicamenteuse » par la RU 486 a été ajoutée au travail des sages-femmes, etc.

Tout est fait pour banaliser un acte qui met fin à la vie d’un être humain et laisse souvent chez sa mère « des traces psychologiques difficiles à vivre », comme le reconnaissent 90 % des femmes, selon un récent sondage Ifop pour Alliance Vita. Une étude scientifique vient d’admettre que les suites du RU 486 sont souvent très douloureuses, alors que les ministres de la Santé successifs – de gauche comme de droite – proclamaient l’inverse.

Ignorant ces réalités dont des millions de femmes ont l’expérience, le gouvernement préfère donc souffler sur les braises victimaires, en continuant d’affirmer que le « droit à l’IVG » serait menacé par des « informations faussées ». Mais s’il existe un expert en désinformation, c’est bien le pouvoir actuel. Sur une vidéo de son site officiel, le Dr Faucher ose assurer qu’« il n’y a pas de séquelles psychologiques à long terme de l’IVG ». Peut-on interdire aux femmes de dire leur peine ?

Pire, testée par une journaliste, une écoutante du numéro gouvernemental a avoué orienter vers les Pays-Bas les Françaises ayant dépassé le délai légal de douze semaines de grossesse pour y avorter jusqu’à vingt-deux semaines !

À quand un gouvernement osant promouvoir sans complexe une vraie politique de prévention de l’avortement ? La plupart des Français comprendraient qu’on lève enfin ce douloureux « secret de famille » qui blesse en profondeur la nation.

Tribune de Tugdual Derville parue dans Famille Chrétienne le 23 novembre 2016.

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